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Tome I.
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LE EESTIX DE PIERRE.

rasque imprévue a renversé avec noire barque le projet ([nenous avions fait ; niais, à te dire vrai, la paysanne que jeviens de quitter répare ce malheur, et je lui ai trouvé descharmes qui effacent de mon esprit tout le chagrin que medonnait le mauvais succès de notre entreprise. 11 ne faut pasque ce cœur m'échappe, et j’y ai déjà jeté des dispositions àne pas me souffrir longtemps de pousser des soupirs.

SGANARELL1Î.

Monsieur, j'avoue que vous m'étonnez. A peine sommes-nous échappés d'un péril de mort,'qu’au lieu de rendre grâceau ciel de'la pitié qu’il a daigné prendre de nous, vous tra-vaillez tout de nouveau à attirer sa colère par vos fantaisiesaccoutumées, et vos amours er... a

(l)on Juan prend un ton menaçant.)

Paix, coquin que vous êtes! Vous ne savez ce que vousdites, et monsieur sait ce qu’il fait. Allons.

don JUAN, apercevant Charlotte.

Ah! ah! d'où sort cette autre paysanne, Sganarelle ? As-turien vu de plus joli ? et ne trouves-tu pas, dis-moi, que celle-ci vaut bien l'autre ? ' --

SGANARELLE.

Assurément, (a part.) Autre pièce nouvelle.

DON JUAN, à Charlotte.

D'où me vient, la belle, une rencontre si agréable? Quoi!dans ces lieux champêtres, parmi ces arbres et ces rochers,ou trouve des personnes faites comme vous êtes.

CHARLOTTE.

Vous voyez, Monsieu.

DON JUAN.

Êtes-vous de cé village ?

CHARLOTTE.

Oui, Monsieu.

DON JUAN.

Et vous y* demeurez?...

• CHARLOTTE.

Oui, Monsieu.

D :N JUAN.

. Vous vous appelez?

CHARLOTTE.

Charlotte, pour vous servir.

DON JUAN.

Ah! la belle-personne, et que ses yeux sont pénétrants.’

CHARLOTTE.

Monsieu, vous me rendez toute honteuse.