Band 
Tome I.
Seite
470
JPEG-Download
 

470

LE FESTIN DE PIERRE.

Vous vous échauffez trop, et vous pourriez gagner la purésie.

DON Jü VN, repoussant rudement Pierrot.

Qui m’amène cet impertinent ?

PIERROT) se mettant entre don Juan et Charlotte.

Je vous dis qu’ous vous tegniez, et qu’ous ne caressiaispoint nos accordées.

DON JUAN, repoussant encore Pierrot.

Alt! que de bruit!

PIERROT.

Jerniguienne ! ce n’est pas comme ça qu’il faut pousserles gens.

CHARLOTTE, prenant Pierrot par le bras.

Et laisse-le faire aussi, Piarrot.

PIERROT,

Quement ! que je le laisse faire ! Je ne veux pas, moi.

DON JUAN.

Ali!

PIERROT.

Tétiguienne ! parce qu’ous êtes monsieu, vous viendrez ca-resser nos femmes à notre barbe? Allez-v’s-en caresser lesvôtres.

DON JUAN.

Heu ?

PIERROT.

Heu. ( Don Jnan lui donne un soufflet. ) Tétigué ! ne me frap-pez pas. (Autre soufflet.) Oh! jerniguié! (Autre soufflet. ) Ven-tregué ! (Autre soufflet.) Palsangué ! morguienne ! ça n'est pasbian de battre les gens, et ce n’est pas là la récompense drv’s avoir sauvé d’être nayé.

CHARLOTTE,

Piarrot! ne te fâche point.

PIERROT.

Je me veux fâcher; et t’es une vilaine, toi, d’endurer qu’onte cajole.

CHARLOTTE.

Oh! Piarrot, ce n’est pas ce que tu penses. Ce monsieuveut m’épouser, et tu ne dois pas te bouter en colère.

PIERROT.

Quèmenl ? Jerni ! lu m’es promise.

CHARLOTTE.

Ça n'y fait rien, Piarrot, Si tu m’aimes, ne dois-tu pasêtre bien aise que je devienne madame ?

PIERROT.

Jernigné! non. J’aime mieux te voir crevée que de te voirà un autre.