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Tome I.
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ACTE II, SCÈNE III. ‘

CHARLOTTE.

Va, va, Piarrot, ne te mets point en peine. Si je sis ma-dame, je te ferai gagner queuque chose, et tu apporteras dubeurre et du fromage cheux nous.

PIERROT.

Ventreguienne ! je gni en porterai jamais, quand tu m'enpayerais deux fois autant. Est-ce donc comme ça que t'é-coutes ce qu’il te dit? Morguienne! si j’avais su ça tantôt, jeme serais bien gardé de le tirer de gliau, et je gli aurais bailléun bon coup d’aviron sur la tête.

DON JUAN, s’approchant de Pierrot pour le frapper.Qu'est-ce que vous dites?

PIERROT, se mettant derrière Charlotte.

Jerniguienne! je ne crains parsonne.

DON JUAN, passant du côté où est Pierrot.

Al:! ndez-moi un peu.

PIERROT, repassant de l’autre côté.

Je me moque de tout, moi.

DON JUAN, courant après Pierrot.

Voyons cela.

PIERROT, se sauvant encore derrière Charlotte,

J en avons bian vu d’autres.

DON JUAN.

Ouais!

SGANARELLE.

Eh! Monsieur, laissez là ce pauvre misérable. C’est cons-cience de le battre. ( A Pierrot, en se mettant entre lui et donjuau.) Écoute, mon pauvre garçon, retire-toi, et ne lui disrien.

PIERROT, passant devant Sganarelle, et regardant fièrement donJuan.

Je veux lui dire, moi !

DON JUAN, levant la main pour donner un soufflet à Pierrot.Ah ! je vous apprendrai...

(Pierrot baisse la tète, et Sganarelle reçoit le soufflet.)SGANARELLE, regardant Pierrot.

Peste soit du maroufle !

DON JUAN, à Sganarelle.

Te voilà payé de ta charité.

PIERROT.

Jarni! je vas dire à sa lante tout ce ménage-ci.