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Tome I.
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LE FESTIN DE PIERRE.

DON JUAN.

Tu as raison.

SG ANARELLE.

Mais laissons la médecine où vous ne croyez point, etparlons des autres choses ; car cet habit me donne de l'esprit,et je me sens en humeur de disputer contre vous. Vous savezbien que vous me permettez les disputes, et que vous ne medéfendez que les remontrances.

don JUAN.

Eh bien?

SGANARELLE.

Je veux savoir un peu vos pensées à fond. Est-il possibleque vous ne croyiez point du tout au ciel?

DON JUAN.

Laissons cela.

SCANARELLE.

C'est-à-dire que non. Et à l'enfer?

DON JUAN.

EU'.

SCAN ARELLE-

Tout de même. Et au diable, s’il vous plaît ?

DON JU \N.

Oui, oui.

SGANARELLE.

Aussi peu. Ne croyez-vous point à l'autre vie?

DON JUAN.

Ah! ah! ah!

SGANARELLE.

Voilà un homme que j’aurai bien de la peine à conver-tir. Et dites-moi un peu, [le moine bourru, qu’en croyez-vous? eh!

DON JUAN.

La peste soit du fat !

SGANARELLE.

Et voilà ce que je ne puis souffrir; car il n'y a rien de plusvrai que le moine bourru, et je me ferais pendre pour celui-là (1). Mais] encore faut-il croire quelque chose [dans lemonde]. Qu'est-ce [donc] que vous croyez?

DON JUAN.

Ce que je crois?

Oui.

(I) Fantôme créé par l’imagination du peuple, et qu’on représentait courantla nuit dans lea rues pour maltraiter les passants.