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LE FESTIN DE PIERRE.
vous; croyez ce que vous voudrez; il m’importe bien quevous soyez damné !
DON JUAN.
Mais, tout en raisonnant, je crois que nous nous sommeségarés. Appelle un peu cet homme que voilà là-bas, pour luidemander le chemin.
SCÈNE II..»
DON JUAN, SGANAHELLE, un pauvre.
sganarelle.
Holà ! ho ! l'homme ! ho ! mon compère ! ho ! l’ami ! un petitmot, s’il vous plaît. Enseignez-nous un peu le chemin quimène à la ville.
I.E PAUVRE.
Vous n'avez qu’à suivre cette route, Messieurs, et détour-ner à main droite quand vous serez au bout de la forêt ; .maisje vous donne avis que vous devez vous tenir sur vos gardes,et que, depuis quelque temps, il y a des voleurs ici autour.
DON JUAN.
Je te suis obligé , mon ami, et je te rends grâce de toutmon cœur.
LF, P XUVRE.
Si vous vouliez me secourir, Monsieur, de quelque au-mône ?
DON JUAN.
Ah ! ah ! ton avis est intéressé, à ce que je vois.
LE PAUVRE.
Je suis un pauvre homme, Monsieur, retiré tout seul dansle bois depuis dix ans, et je ne manquerai pas de prier le cielqu’il vous donne toute sorte de biens.
DON JUAN.
Eh ! prie le ciel qu’il te donne un habit, sans te mettre enpeine des affaires des autres.
SGANARELLE.
Vous ne connaissez pas monsieur, bonhomme ; il ne croitqu'en deux et deux sont quatre, et en quatre et quatre sonthuit.
DON JU VN.
Quelle est ton occupation parmi ces arbres?
LE PAUVRE.
De prier le ciel tout le jour pour la prospérité des gens debien qui me donnent quelque chose.