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Tome I.
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ACTE IV, SCÈNE III. 4<) 5

fort, et mord-il toujours bien aux jambes les gens qui vontchez vous?

MONSIEUR DIMANCHE.

Plus que jamais, Monsieur; et nous ne saurions en ehe-vir (1).

DON JUAN.

Ne vous étonnez pas si je m'informe des nouvelles de toutela famille; car j’y prends beaucoup d'intérét.

MONSIEUR DIMANCHE.

Nous vous sommes, Monsieur, infiniment obligés. Je....

DON JUAN, lui tendant la main.

Touchez donc là, monsieur Dimanche. Êtes-vous bien demes amis ?

MONSIEUR DIMANCHE.

Monsieur, je suis votre serviteur.

DON JUAN.

Parbleu ! je suis à vous de tout mon cœur.

MONSIEUR DIMANCHE.

• Vous m'honorez trop. Je...

DON JUAN.

Il n’y a rien que je ne fisse pour vous.

MONSIEUR DIMANCHE.

Monsieur, vous avez trop de bonté pour moi.

DON JUAN.

Et cela sans intérêt, je vous prie de le croire.

MONSIEUR DIMANCHE.

Je n'ai point mérité cette grâce assurément. Mais, Mon-sieur...

DON JUAN.

Oh çà, monsieur Dimanche, sans façon, voulez-vous sou-per avec moi ?

MONSIEUR DIMANCHE.

Non, Monsieur, il faut que je m'en retourne tout à l'heure.Je...

DON JUAN, se levant.

Allons, vile un flambeau pour conduire monsieur Diman-che, et que quatre ou cinq de mes gens prennent des mous-quetons pour l’escorter.

MONSIEUR DIMANCHE, se levant aussi.

•Monsieur, il n’est pas nécessaire, et je m’en irai bien touVseul. Mais...

Chevir, c’est-à-dire, venir à chef et à bout de quelque chose, car il vientdo chef, ainsi qu 'achever. Selon ce, on dit chevir d’un homme revêche, d’uncheval farouche : c’est en venir à bout, et le mettre à la raison. (NIC.)