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Tome I.
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LE FESTIN DE PIERRE.

(Sganarelle ôte les sièges promptement.)

DON JUAN.

Comment? je veux qu’on vous escorte, et je m’intéressetrop à votre personne. Je suis votre serviteur, et de plus vo-tre débiteur.

MONSIEUR DIMANCHE.

Ah! Monsieur...

DON JUAN.

C’est une chose que je ne cache pas, et je le dis à toutle monde.

MONSIEUR DIMANCHE.

Si...

DON JUAN.

Voulez-vous que je vous reconduise?

MONSIEUR DIMANCHE.

AU! Monsieur, vous vous moquez! Monsieur...

DON JUAN.

Embrassez-moi donc, s'il vous plaît. Je vous prie encoreune fois d'être persuadé que je suis tout à vous, et qu'il n’ya rien au monde que je ne fisse pour votre service.

(il sort.)

SCÈNE IY.

MONSIEUR DIMANCHE, SGANARELLE.

SGANARELLE.

Il faut avouer que vous avez en monsieur un homme quivous aime bien.

MONSIEUR DIMANCHE.

Il est vrai ; il me fait tant de civilités et tant de compli-ments, que je ne saurais jamais lu» demander de l'argent.

SGANARELLE.

Je vous assure que toute sa maison périrait pour vous; etje voudrais qu’il vous arrivât quelque chose, que quelqu'uns'avisât de vous donner des coups de bâton, vous verriez dequelle manière... «

MONSIEUR DIMANCHE.

Je le crois; mais, Sganarelle, je vous prie de lui dire unpetit mot de mon argent.

SGANARELLE.

Oh ! ne vous mettez pas en peine, il vous payera le mieuxdu monde.