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ACTE IV, SCÈNE VII.
<lii-oii signe qu'aux actions qu’on fait, et que je ferais plus<1 état du fils d'un crocheteur qui serait honnête homme, quedu fils d’un monarque qui vivrait comme vous.
DON JUAN.
Monsieur, si vous étiez assis, vous en seriez mieux pourparler.
* DON I-OUIS.
Non, insolent, je ne veux point m’asseoir, ni parler davan-tage, et je vois bien que toutes mes paroles ne font rien surton âme; mais sache, tils indigne, que la tendresse pater-nelle est poussée à bout par tes actions; que je saurai, plustôt que tu ne penses, mettre une borne à tes dérèglements,prévenir sur toi le courroux du ciel, et laver, par ta punition,la honte de t’avoir fait naître.
SCÈNE VII.
DON JUAN, SGANARELLE.
nONJUAN, adressant encore la parole à son père, quoiqu’il soit sorti.
Hé ! mourez le plus tôt que vous pourrez, c’est le mieuxque vous puissiez faire. 11 faut que chacun ait son tour, etj enrage de voir des pères qui vivent autant que leurs tils.
(il se met dans un fauteuil ASCAN VR1ÎLLE.
Ah! Monsieur, vous avez tort.
DON JUAN, se levant.
J’ai tort!
SGANAItEI.LE, tremblant.
Monsieur...
DON JUAN.
J'ai tort! .
SGANARELUE.
Oui, Monsieur, vousaveztort d’avoir souffert cequ’ilvousa dit, et vous le deviez mettre dehors par les épaules. A-t-onjamais rien vu de plus impertinent? Un père venir faire desremontrances à son fils, et lui dire de corriger ses actions, dese ressouvenir de sa naissance, de mener une vie d’honnêtebomme, et cent autres sottises de pareille nature 1 cela sepeut-il souffrir à un homme comme vous, qui savez commeil faut vivre ? J'admire votre patience; et si j’avais été en votreplace, je l’aurais envoyé promener. (Bas, à part.) O complai-sance maudite, à quoi me réduis-tu!
DON JUAN.
Me fera-t-on souper bientôt?