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Tome I.
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LE FESTIN DE PIERRE.

DON JUAN.

■J'obéis à la voix du ciel.

DON CARLOS.

Quoi ! vous voulezqueje me paye d’un semblable discours?

DON JUAN.

C'est le ciel qui le veut ainsi.

DON CARI.OS. ,

Vous aurez fait sortir ma sœur d'un couvent, pour la laisserensuite ?

DON JC VN.

Le ciel l'ordonne de la sorte.

DON CARLOS.

Nous souffrirons celte tache en notre famille?

DON JUAN.

Prenez-vous-en au ciel.

DON CARLOS.

Hé quoi ! toujours le ciel !

DON JUAN.

Le ciel le souhaite comme ceja.

DON CARLOS.

Il suflit, don Juan, je vous entends. Ce n'est pas ici que jeveux vous prendre, et le lieu ne le souffre pas; mais, avantqu'il soit peu, je saurai vous trouver.

DON JUAN.

Vous ferez ce que vous voudrez. Vous savez que je nemanque point de cœur, et que je sais me servir de monépée quand il le faut. Je m’en vais passer tout à 1 heure danscette, petite rue écartée qui mène au grand couvent ; maisje vous déclare, pour moi, que ce n'est point moi qui veuxme-battre : le ciel m’en défend la pensée; et si .vous m'atta-quez , nous verrons ce qui en arrivera.

DON CARI.OS.

Nous verrons, de vrai, nous verrons.

SCÈNE IV.

DON JUAN, SGANARELLE.

SGANARELLE.

Monsieur, quel diable de style prenez-vous là? Ceci estbien pis que le reste, et je vous aimerais bien mieux encorecomme vous étiez auparavant. J'espérais toujours de votresalut ; mais c’est maintenant que j'en désespère : et je crois