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Tome I.
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ACTE I, SCÈNE VI.

fassiez ? X'êtes-vous pas en ilge d’être mariée P et croit-il quevous soyez de marbre? Allez, encore un coup, je veux ser-vir votre passion ; je prends, dès à présent, sur moi tout lesoin de ses intérêts, et vous verrez que je sais des détours...Mais je vois votre père. Rentrons, et me laissez agir.

SCÈNE V.

SGANARELLE.

11 est bon quelquefois de ne point faire semblant d’enten-dre les choses qu’on n'entend que trop bien : et j’ai fait sage-ment de parer la déclaration d’un désir que je ne suis pasrésolu de contenter. A-t-on jamais rien vu de plus tyranniqueque cette coutume où l'on veut assujettir les pères ; rien deplus impertinent et de plus ridicule que d’amasser du bienavec de grands travaux, et d’élever une fille avec beaucoupde soin et de tendresse, pour se dépouiller de l’un et de l’au-tre entre les mains d’un homme qui 11 e nous touche de rien?Non, non; je me moque de cet usage, et je veux garder monbien et ma fille pour moi.

SCÈNE YI.

SGANARELLE, LISETTE.

LISETTE, courant sur le théiUre, et feignant de ne pas voir Sga-narelle.

Ah! malheur! ah! disgrâce! Ah, pauvre seigneur Sgana-relle, où pourrai-je le rencontrer?

SGANARELLE, à part.

Que dit-elle là?

LISETTE, courant toujours.

Ah! misérable père! que feras-tu quand tu sauras cettenouvelle?

SCAN VilCLI.ll, à part

Que sera-ce?

LISETTE.

Ma pauvre maîtresse !

SGANARELLE , à part.

Je suis perdu !'

LISETTE.

Ah!