525
ACTE II, SCÈNE II.
M. TOMES.
Nous avons vu suffisamment la malade, et sans doute qu'ily a beaucoup d’impuretés en elle.
SGANARELLE.
Ma fille est impure?
M. TOMES.
Je veux dire qu’il y a beaucoup d'impuretés dans son corps,,quantité d’humeurs corrompues.
SGANA11ELLE.
Ali 1 je vous entends.
M. TOMES.
Mais nous allons consulter ensemble.
SGANARELLE.
Allons, faites donner des sièges.
LISETTE , il M. Tomes.
Ah! Monsieur, vous en êtes!
SGANARELLE, à Lisette.
De quoi donc connaissez-vous monsieur?
LISETTE.
De l'avoir vu l’autre jour chez la bonne amie de madamevoire nièce.
M. TOMES.
Comment se porte son cocher ?
LISETTE.
Fort bien. Il est mort.
M. TOMES.
Mort ?
LISETTE.
Oui.
M. TOMES.
Cela ne se peut.
' LISETTE.
Je ne sais pas si cela se peut, mais je sais bien que celaest.
M. TOMÈS.
Il ne peut pas être mort, vous dis-je.
LISETTE.
Et moi, je vous dis qu’il est mort et enterré.
M. TOMÈS.
Vous vous trompez.
tLihis, qui signifie jappant, aboyant ; Macroton fut le nom qu’il donna à SI. Gne-na Et, parce qu’il parlait fort lentement; et enfin celui de Tomès, qui signifieBaigneur, à U. Dacquin, qui aimait beaucoup la saignée. (Cizeronfcûge 20.) il suffit de lire les lettres de Gui Patin, pour se convaincre que Mo-lière u’a rieu exagéré eu peignant les médecins de son siècle.