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Tome I.
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ACTE XI, SCÈNE Y.

M. TOMES-

Souvenez-vous de l'homme que vous files crever ces jourspassés.

M. DESFONANDRÈS.

Souvenez-vous de la dame que vous avez envoyée en l'autremonde il y a trois jours.

M. TOMÈS, ii Sganarelle.

Je vous ai dit mon avis.

M. DESFONANMtÈS, il Sganarelle.

Je vous ai dit ma pensée.

M. TOMES.

Si vous ne faites saigner tout à l'heure votre fille, c'est unepersonne morte.

(U sort.)

M. DESFONANDRÈS.

Si tous la faites saigner, elle ne sera pas en vie dans unquart d'heure.

(il sort.)

SCÈNE V.

SGANARELLE, MM. MACROTON, BAIIIS.

SCANARELI.E.

A qui croire des deux? et quelle résolution prendre sur desavis si opposés? Messieurs, je vous conjure de déterminermon esprit, et de me dire, sans passion, ce que vous croyezle plus propre à soulager ma fille.

m. macroton.

Mon-si-eur, dans ces ma-ti-è-res-là, il faut pro-cé-der a-vec-quecir-con-spec-ti-on,etneri-en fai-re, com-meondit,à la vo-lé-e ; d’au-tant que les fau-les qu’on y peut fai-re sont,se-lon no-lre maî-tre Ilip-po-cra-te, d'u-ne dan-ge-reu-seo.on-sé-quen-ce.

M. BAIIIS, bredouillant.

Il est vrai, il faut bien prendre garde à ce qu'on fait ; carce ne sont pas ici jeux d'enfant ; et, quand on a failli, iln'est pas aisé de réparer le manquement, et de rétablir cequ’on a gâté : experimentum periculosum. C’est pourquoiil s’agit dé raisonner auparavant comme il faut, de pesermûrement les choses, de regarder le tempérament des gens,d’examiner les causes de la maladie, et de voir les remèdesqu’on y doit apporter.

SGANARELLE, .A part.

L’un va en tortue, et l’autre court la poste.

T. I.

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