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Tome I.
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ACTE II, SCÈNE VI.

paravanl. Morbleu! il me vient une fantaisie. Il faut que.j'aille acheter de l’orviétan , et que je lui en fasse prendre :l’orviétan est un remède dont beaucoup de gens se sont bientrouvés (1). Holà!

SCÈNE VIL

SGANARELLE, UN OPÉRATEUR.

SGANARELLE.

Monsieur, je vous prie de me donner une boîte de votreorviétan, que je m’en vais vous payer.

l’OPÉRATEÜR chante.

L’or de tons les climats qu’entoure l’OcéanPeut-il jamais payer ce secret d'importance ?

Mon remède guérit, par sa rare excellence,

Plus de maux qu’on n’en peat nombrer dans tout un an.

La gale,

La rogne,

La teigne,

La fièvre,

La peste,

La goutte,

* Vérole,

Descente,

Rougeole.

O grande puissanceDe l’orviétan !

SGANARELLE.

Monsieur, je crois que tout for du monde n’est pas capa-ble île payer votre remède; mais pourtant voici une pièce detreille sous que vous prendrez, s'il vous plaît.

l’opÉRATEL'R chante.

Admirez mes bontés, et le pou qu’on vous vendCe trésor merveilleux que ma main vous dispense.

Vous pouvez, avec lui, braver en assuranceTous les maux que sur nous l’ixe du ciel répand :

La gale,

La rogne,

La teigne,

La fièvre,

La peste,

* La goutte,

Vérole,

Descente,

Rougeole.

O grande puissanceDe l’orviétan !

(1) L'orviétan est un électuaïro dont la composition est extrêmement compli-quée. Il fut apporté à Paris en 1647 par un charlatan d’Orviète, ville d’Italie,et vendu en place publique sur dos tréteaux. Le nom de la ville d’Orviète avaitpassé au charlatan, et du charlatan au remède.