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Tome I.
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558
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ACTE I, SCÈNE II.. 553

0R0XTE.

Vous eûtes de la complaisance:

Mais vous en deviez moins avoir,

El ne vous pas. mettre en dépensePour.ne me donner que l’espoir.

PIIILINTE,

Ah! qu'en termes galants ces choses-là sont mises!

ALCESTE, bas, iv Pliilinte.

Morbleu! vil complaisant, vous louez des sottises.

ORONTE.

S'il faut qu'une attente éternelle .

Pousse à bout l'ardeur de mon zèle,

Le trépas sera mon recours.

Vos soins ne m'en peuvent distraire :

Belle Philis, on désespèreAlors qu'on espère toujours.

PIIILINTE.

La chute en est jolie, amoureuse, admirable.

ALCESTE , bas à part.

La peste de la chute, empoisonneur, au diable!

En eusses-tu fait' une à. te casser le nez!

PIIILINTE.

Je n ai jamais ouï de vers si bien tournés.

ALCESTE, bas, h part.

Morbleu !

0I10NTE, il Philinte.

Vous me flattez; et vons croyez peut-être...

PIIILINTE.

Non, je ne flatte point.

ALCESTE, bas, à part.

Eh! que fais-tu donc, traître?

ORONTE, à Alceste.

Mais,'pour vous, vous savez quel est notre traité.Parlez-moi, je vous prie, avec sincérité.

ALCESTE.

Monsieur., cette matière est toujours délicate.

Et sur le bel esprit nous aimons qu’on nous flatte.

Mais un jour, à quelqu’un dont je tairai le nom,

Je disais, en voyant des vers de sa façon,

Qu'il faut qu'un galant homme ait toujours grand empireSur les démangeaisons qui nous prennent d’écrire;

Qu'il doit tenir la bride aux grands empressements.

Qu'on a de faire éclat de tels amusements;

Et que, par la chaleur de montrer ses ouvrages,