Band 
Tome I.
Seite
574
JPEG-Download
 

, 569

ACTE II, SCÈNE VII.

LE GARDE.

Monsieur, j'ai deux mots à vous dire.ALCESTE.

Vous pouvez parler haut, Monsieur, pour m’en instruire.

LE GARDE.

Messieurs les maréchaux, dont j'ai commandement,

Vous mandent de venir les trouver promptement,Monsieur.

ALCESTE.

Qui ? moi, Monsieur ?

LA GARDE.

Vous-même.

ALCESTE.

Et pourquoi faire?

PIIILINTE , à Alceste.

C’esl d'Oionte et de vous la ridicule affaire.

CÉLIMÈNE, il Pliilinte.

Comment ?

PIIILINTE.

Orohle et lui se sont tantôt bravésSur certains petits vers qu'il n’a pas approuvés;Et fort veut assoupir la chose en sa- naissance.

ALCESTE.

Moi, je n’aurai jamais de lâche complaisance.

PIIILINTE.

Mais il faut suivre l’ordre : allons, disposez-vous.

ALCESTE.

Quel accommodement veut-on faire entre nous?La voix de ces messieurs me condamnera-t-elleA trouver bons les vers qui font notre querelle?Je ne me dédis point de ce que j’en ai dit,

Je les trouve méchants.

PIIILINTE.

Mais d’un plus doux esprit...

* ALCESTE.

Je n'en démordrai point, les vers sont exécrables.

PIIILINTE.

Vous devez faire voir des sentiments traitables.Allons, venez.

ALCESTE.

J'irai; mais rien n’aura pouvoirDe me faire dédire.

PIIILINTE.

Allons vous faire voir.

32 .