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ACTE II, SCÈNE VII.
LE GARDE.
Monsieur, j'ai deux mots à vous dire.ALCESTE.
Vous pouvez parler haut, Monsieur, pour m’en instruire.
LE GARDE.
Messieurs les maréchaux, dont j'ai commandement,
Vous mandent de venir les trouver promptement,Monsieur.
ALCESTE.
Qui ? moi, Monsieur ?
LA GARDE.
Vous-même.
ALCESTE.
Et pourquoi faire?
PIIILINTE , à Alceste.
C’esl d'Oionte et de vous la ridicule affaire.
CÉLIMÈNE, il Pliilinte.
Comment ?
PIIILINTE.
Orohle et lui se sont tantôt bravésSur certains petits vers qu'il n’a pas approuvés;Et fort veut assoupir la chose en sa- naissance.
ALCESTE.
Moi, je n’aurai jamais de lâche complaisance.
PIIILINTE.
Mais il faut suivre l’ordre : allons, disposez-vous.
ALCESTE.
Quel accommodement veut-on faire entre nous?La voix de ces messieurs me condamnera-t-elleA trouver bons les vers qui font notre querelle?Je ne me dédis point de ce que j’en ai dit,
Je les trouve méchants.
PIIILINTE.
Mais d’un plus doux esprit...
* ALCESTE.
Je n'en démordrai point, les vers sont exécrables.
PIIILINTE.
Vous devez faire voir des sentiments traitables.Allons, venez.
ALCESTE.
J'irai; mais rien n’aura pouvoirDe me faire dédire.
PIIILINTE.
Allons vous faire voir.
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