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Tome I.
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ACTE IV, SCÈNE I.

Et de pareils avis obligent un amant.

ARSINOÉ.

Oui, toute mon amie, elle est et je la nommeIndigne d'asservir le cœur d'un galant homme ;

Et le sien n’a pour vous que de feintes douceurs.

ALCESTE.

Cela se peut, Madame, on ne voit pas les cœurs:Mais votre charité se serait bien passéeDe jeter dans le mien une telle pensée.

ARSINOÉ.

Si vous ne voulez pas être désabusé,

11 faut ne vous rien dire; il est assez aisé.

ALCESTE.

Non. Mais sur ce sujet, quoi que l'on nous expose,Les doutes sont fâcheux plus que toute autre chose;Et je voudrais, pour moi, qu’on ne me fit savoirQue ce qu’avec clarté l’on peut me faire voir.

ARSINOÉ.

Eh bien ! c’est assez dit ; et, sur cette matière,

Vous allez recevoir une pleine lumière.

Oui, je veux que de tout vos yeux vous fassent foi.Donnez-moi seulement la main jusque chez moi;

Là je vous ferai voir une preuve fidèleDe l'infidélité du cœur de votre belle;

Et si pour d’autres yeux le vôtre peut brûler,

On pourra vous offrir de quoi vous consoler.

ACTE QUATRIÈME.

SCÈNE PREMIÈRE.

ÉLIANTE, riIILINTE.

PIIILINTE.

Non, l’on n’a point vu d'âme à manier si dure,

Ni d’accommodement plus pénible à conclure :

En vain de tous cotés on l a voulu tourner,

Hors de son sentiment on n'a pu l’entraîner,

Et jamais différend si bizarre, je pense,

N'avait de ces messieurs occupé la prudence.

« Non, Messieurs, disait-il, je ne me dédis point,« Et tomberai d'accord de tout, hors de ce point