Band 
Tome I.
Seite
596
JPEG-Download
 

591

ACTE IV, SCÈNE IV.

DUBOIS.

Parlerai-je haut?

ALCESTE.

Oui, parle, et promptement.

DUBOIS.

N'est-il point là quelqu’un?

ALCESTE.

Ah! que cl’amusemenl !

Veux-tu parler?

DUBOIS.

Monsieur, il faut faire retraite.

ALCESTE.

Comment ?

DUBOIS.

11 faut cl’ici déloger sans trompette.

ALCESTE.

Et pourquoi?

DUBOIS.

Je vous dis qu'il faut quitter ce lieu.

ALCESTE.

La cause ?

DUBOIS.

Il faut partir, Monsieur, sans dire adieu.

ALCESTE.

Mais par quelle raison me tiens-tu ce langage?

DUBOIS.

Par la raison, Monsieur, qu'il faut plier bagage.

ALCESTE.

Ali ! je te casserai la tête assurément,

Si tu ne veux, maraud, t’expliquer autrement.

DUBOIS.

Monsieur, un homme noir et d'habit et de mineEst venu nous laisser, jusque dans la cuisine ,

Un papier griffonné d’une telle façon,

Qu’il faudrait, pour le lire, être pis qu’un démon.

C’est de votre procès, je n’en fais aucun doute ;

Mais le diable d’enfer, je crois, n'y verrait goutte.

ALCESTE.

Eli bien! quoi? Ce papier, qu'a-t-il à démêler,

Traître, avec le départ dont tu viens me parler ?

DUBOIS.

C’est pour vous dire ici, Monsieur, qu’une heure ensuite,Un homme qui souvent vous vient rendre visiteEst venu vous chercher avec empressement,