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Tome I.
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LE MÉDECIN MALGRÉ LDI.

SGANARELLE.

Ma petite femme !■

MARTINE.

Point.

SGANAHELLE.

Allons, le dis-je.

MARTINE.

Je n'en ferai rien.

SGANAHELLE.

Viens, viens, viens.

MARTINE.

Non; je veux être en colère.

SGANARELLE.

Fi ! c'est une bagatelle. Allons, allons.

MARTINE.

Laisse-moi là.

SGANARELLE-

Touche, te dis-je.

MARTINE.

Tu m'as trop maltraitée.

SGANARELLE.

Eli bien! va, je te demande pardon, mets là la main.

■ MARTINE.

Je te pardonne; (Bas, à part.) mais tu le payeras.

SGANARELLE.

Tu es une folle de prendre garde à cela : ce sont petiteschoses qui sont de temps en temps nécessaires dans l'amitié;et cinq ou six coups de bâton, entre gens qui s’aiment, nefont ([lie ragaillardir l'affection. Va, je m'en vais au bois, etje le promets aujourd'hui plus d’un cent de fagots.

SCÈNE IY.

MARTINE.

Va, quelque mine que je fasse, je n’oublierai pas mon res-sentiment ; et je brûle en moi-même de trouver les moyens dete punir des coups que tu m’as donnés. Je sais bien qu’unefemme a toujours dans les mains de quoi se venger d’un mari ;mais c’est une punition trop délicate pour mon pendard : jeveux une vengeance qui se fasse un peu mieux sentir; et ceu’est pas contentement pour l’injure que j'ai reçue.