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Tome II.
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LE TARTUFE.

MAlUANIî, en donnant aussi sa main.

De quoi sert lout cela?

DOUINH.

Mon Dieu! vite, avancez.

Vous vous aimez tous deux plus que vous ne pensez.(Valère et Mariauc se tiennent quelque temps par la main sans seregarder.)

VAI.ÈKK, se tourant vers Marianc.

Mais ne faites donc point les choses avec peine,

Et regardez un peu les gens sans nulle haine.

(Marianc sc tourne du côté de Valère en lui souriant.)nonmii.

A vous dire le vrai, les amants sont bien fous!

VAI.KKIî, il Marianc.

Oh ri! n’ai-je pas lieu de me plaindre de vous?

Et, pour n’en point mentir, n’iUes-vous pas méchanteDe vous plaire à me dire une chose aflligeanle?

M YllIANIi.

Mais vous, ii’êtes-vous pas l'homme le plus ingrat...noniNiï.

Pour une autre saison laissons lout ce débat,

El songeons à parer ce fielleux mariage.

MUltYNE.

Dis-nous donc ([unis ressorts il faut mettre en usage,no mm:.

.Nous en ferons agir de toutes les façons.

(A Marianc.) (A Valère.)

Votre père se moque; et ce sont des chansons.

(a Marianc.)

Mais, pour vous, il vaut mieux qu’à son extravaganceD’un doux consentement vous prêtiez l'apparence.

Afin qu'eu cas d'alarme il vous soit plus aiséDe tirer en longueur cet hymen proposé.

Eu attrapant du temps, à tout ou remédie.

Tantôt vous payerez de quelque maladieQui viendra tout à coup, et voudra des délais:

Tantôt vous payerez de présages mauvais :

Vous aurez fait d’un mort la rencontre fielleuse,

Cassé quelque miroir, ou songé d'eau bourbeuse.

Enfin, le bon de tout, c'eslqu’à d’autres qu’à luiOn ne vous peut lier que vous ne disiez oui.

Mais, pour mieux réussir, il est bon, ce me semble,

Qu’on 11e vous trouve point tous deux parlant ensemble.