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Tome II.
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ACTE III, SCÈNE III.

Mais plutôt d’un transport do zèle qui m’entraîne,

El d'un pur mouvement...

ELMIUE.

Je le prends bien ainsi,

Et crois que mon salut vous donne ce souci.

TARTUFE, prenant la main d’Elmire , et lui serrant les doigts

Oui, Madame, sans doute; et ma ferveur est telle...

ELMIIIE.

Ouf! vous me serrez trop.

TARTUFE.

C'est par excès de zèle.

De vous faire aucun mal je n ous jamais dessein,

Et j’aurais bien, plutôt.:.

(il met la main sur les genoux d'Elmire.)ELMIRE.

Que fait là votre main?

TARTUFE.

Je làtc votre habit ; l’étoffe en est moelleuse.

ELMIUE.

Ah! de grâce, laissez, je suis fort chatouilleuse.

{islmil'c recule son fauteuil, et Tartufe sc rapproche d’elle.JTARTUFE, maniant le ttc-liu d'Elmire.

Mon Dieu ! que de ce point l’ouvrage est merveilleux !On travaille aujourd’hui d’un air miraculeux :

Jamais, en toute chose, on n'a vu si bien faire.

ELMIUE.

11 est vrai. Mais parlons un peu de notre affaire.

On tient que mon mari veut dégager sa foi,

Et vous donner sa fille. Est-il vrai? dites-moi.

TARTUFE.

Il m’en a dit deux mots : mais, Madame, à vrai dire.Ce n’est pas le bonheur après quoi je soupire;

Et je vois autre part les merveilleux attraitsDe la félicité qui fait tous mes souhaits.

F.LMIRE.

C'est que vous n’aimez rien des choses de la terre.

TARTUFE.

Mon sein n’enferme pas un cœur qui soit de pierre.

ELMIUE.

Pour moi, je crois qu’au ciel tendent tous vos soupirsEt que rien ici-bas n’arrête, vos désirs.

TARTUFE.

L'amour qui nous attache aux beautés éternellesN'étouffe pas en nous l’amour des temporelles ;