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LE TARTUFE.
Et ne s’en servent pas, ainsi que j'ai dessein,
Pour la gloire du ciel et le bien du prochain.
CLÉANTE.
Hé! Monsieur, n’ayez point ces délicates craintes,Qui d’un juste héritier peuvent causer les plaintes.Souffrez, sans voqs vouloir embarrasser de rien,Qu’il soit, à scs périls, possesseur de son bien ;
Et songez qu’il vaut mieux encor qu’il en mésuse,Que si de l’en frustrer il faut qu’on vous accuse.J'admire seulement que sans confusionVous en ayez souffert la imposition.
Car enfin le vrai zèle a-t-il quelque maximeQui montre à dépouiller l’héritier légitime?
Et, s’il faut que le ciel dans votre coeur ail misUn invincible obstacle à vivre avec Damis,
Ne vaudrait-il pas mieux qu’en personne discrèteVous fissiez de céans une honnête retraite,
Que de souffrir ainsi, contre toute raison,
Qu’on en chasse pour vous le fils de la maison ?Croyez-moi, c’est donner do votre prud’homie,Monsieur...
TARTUFE.
Il est, Monsieur, trois heures et demieCertain devoir pieux me demande là-haut,
Et vous m’excuserez de vous quitter si têt.
Ah!
CLÉANTE, seul.
SCÈNE II.
ELMIRE, MARI ANE, CLÉANTE, DORINE.
DORINE, il Cléantc.
De grâce, avec nous employez-vous pour elle,Monsieur : son àme souffre une douleur morfelle ;Et l’accord que son père a conclu pour ce soirLa fait à tous moments entrer en désespoir.
11 va venir. Joignons nos efforts, je vous prie,
Et tâchons d’ébranler, de force ou d’industrie,
Ce malheureux dessein qui nous a tous troublés.