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Tome II.
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LE TARTUFE.

DOllINE.

11 est en compagnie,

Et je doute qu'il puisse à présent voir quelqu'un.

M. LOYAL.

Je ne suis pas pour être eu ces lieux importun.Mon abord n'aura rien, je crois, qui lui déplaise;Et je viens pour un fait dont il sera bien aise.

UOMiNE.

Votre nom ?

H. LOYAL.

Diles-lui seulement que je vieilDe la part de monsieur Tarlufe, pour son bien.

noillNE, à Orn<m.

C’est un homme qui vient, avec douce manièreDe la part de monsieur Tarlufe, pour affaireDont vous serra, dit-il, bien aise.

GLUANTE, à Orgou.

11 vous faut voir

Ce que c'est que cet homme, et ce qu'il peut vouloir.

OltGON, à GléiUlte.

l’our nous raccommoder il vient ici peut-être :

Quels sentiments aurai-je à lui faire paraître?

CLKANTE.

Votre ressentiment ne doit point éclater;

Et s’il parle d'accord, il le faut écouter.

M. LOYAL, il Urgim.

Salut, Monsieur. Le ciel perde qui vous veut nuire,Et vous soit favorable aidant que je désire !

OKGON, bas, à Citante.

Ce doux début s'accorde avec mon jugement,

El présage déjà quelque accommodement.

JJ. LOYAL.

Toute votre maison m'a toujours été chère,

Et j étais serviteur de monsieur votre père.

OIlGOiV.

Monsieur, j'ai grande honte et demande pardonD'être sans vous connaître ou savoir votre nom.

M. LOYAL.

Je m’appelle Loyal, natif de Normandie,

Et suis huissier à verge, en dépit de l'envie.

J'ai, depuis quarante ans, grâce au ciel, le bonheurD’en exercer la charge avec beaucoup d’honneur:Et je vous viens, Monsieur, avec votre licence,Signifier l'exploit de certaine ordonnance...