ACTE V, SCENE IV.
orgon
Quoi! vous êtes ici...
M. LOYAL,
Monsieur, sans passion.
Ce n’est rien seulement qu'une sommation,
Un ordre de vider d’ici, vous et les vôtres,
Mettre vos meubles hors, cl faire place à d'autres,Sans délai ni remise, ainsi que besoin est.
ORGON.
Moi ! sortir de céans?
M. LOYAL.
Oui, Monsieur, s’il vous plaît.La maison à présent, comme savez de reste,
Au bon monsieur Tartufe appartient sans conteste.De vos biens désormais il est maître et seigneur,
En vertu d'un contrat duquel je suis porteur.
Il est en bonne forme, et l’on n’y peut rien dire.
ILYMS, à M. Loyal.
Certes, cette impudence est grande, et je Cad mire 1
M. LOYAL, à Damia.
Monsieur, je ne dois point avoir affaire à vous ;(Montrant Orgon.)
C’est à Monsieur; il est et raisonnable et doux,
Et d'un homme de bien il sait trop bien l’oUicc,
Pour se vouloir du tout opposer à justiee.
OllGON.
Mais...
M. LOYAL.
Oui, Monsieur, je sais que pour un millionVous ne voudriez pas faire rébellion,
El. que vous souffrirez en honnête personneQue i’exécule ici les ordres qu’on me donne.
DAM1S.
Vous pourriez bien ici sur votre noir jupon,Monsieur l'huissier à verge, attirer le béton.
M. LOYAL, ti Orgon.
Faites que votre lils se taise ou se retire,
Monsieur. J’aurais regret d'être obligé d’écrire,
Et de vous voir couché dans mon procès-verbal.
110R1NE, iv part.
Ce monsieur Loyal porte nu air bien déloyal.
M. LOYAL.
Pour tous les gens de bien j’ai de grandes tendresses,Et ne me mis voulu, Monsieur, charger des pièces