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Tome II.
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LE TARTUFE.

A violé pour moi, par un pas délicat,

Le secret que l'on doit aux affaires d'Etat,

Et me vient d'envoyer un avis dont la suiteVous réduit au parti d'une soudaine fuite.

Le fourbe qui longtemps a pu vous imposerDepuis une heure au prince a su vous accuser,

Et. remettre eu ses mains, dans les traits qu’il vous jetle,D'un criminel (l'Étal l'importante cassette,

Dont, au mépris, dit-il, du devoir d’un sujet,

Vous avez conservé le coupable secret.

J’ignore le détail du crime qu'on vous donne ;

.Mais un ordre est donné contre votre personne;

Et lui-même est chargé, pour mieux l'exécuter,D'accompagner celui qui vous doit arrêter.

C1.ÉANTE.

Voilà ses droits armés; et c’est par où le traîtreDe vos biens qu’il prétend cherche à se rendre maître.

OllGON.

L’homme est, je vous l’avoue, un méchant animal!VALÈI1E.

Le moindre amusement vous peut être fatal.

J'ai pour vous emmener, mon carrosse à la porte,

Avec mille louis qu’ici je vous apporte.

Ne perdons point de temps : le trait est foudroyant,

El ee sont de ces coups que l’on pare en fuyant.

A vous mettre en lieu sür je m'oU'rc pour conduite,

El veux accompagner jusqu’au bout, votre fuite.

oncoN.

Las! que ne dois-je point à vos soins obligeants !

Pour vous en rendre grâce, il faut un autre temps;

Et je demande au ciel de m’être assez propicePour reconnaître un jour ce généreux service.

Adieu. Prenez le soin, vous autres...

CLlîANTIi.

Allez tôt ;

Nous songerons, mon frère, à faire ce qu’il faut.

SCÈNE VII.

TARTUFE, UN EXEMP T, MADAME PERNELLE, ORGON,ELM1RE, CRÉANTE, MAR1ANE , VALÈUE, DAMIS,DORINE.

TAHTUFE, arrêtant Orgon.

Tout beau, Monsieur, tout beau! ne courez point si vile :