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Tome II.
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ACTE V, SCÈNE VII.

Vous n’iroz pas fort loin pour trouver votre Rite;

Et, cle la part du prince, on vous fait prisonnier.

OHGON.

Traître! tu me gardais ce trait pour le dernier :

C'est le coup, scélérat, par où tu m'expédies;

Et voilà couronner toutes tes perfidies.

TARTUFE.

Vos injures n'ont rien à me pouvoir aigrir;

Et je suis, pour le ciel, appris à tout souffrir.

CLÉANTE.

Ea modération est grande, je l'avoue.

1IAMIS.

Comme du ciel l'infàme impudemment se joue!

TARTUFE.

Tous vos emportements ne sauraient m'émouvoir;El je ne songe, à rien qu’à faire mon devoir.

MARI VNIC.

Vous avez de ceci grande gloire à prétendre;

Et cet emploi pour vous est fort honnête à prendre.

TARTUFE.

Un emploi ne saurait être que glorieux,

Quand il part du pouvoir quj m'envoie en ces lieux.

ORC.ON.

Mais l’es-tu souvenu que ma main charitable,Ingrat, t'a retiré d'un étal misérable?

TARTUFE.

Oui, je sais quels secours j eu ai pu recevoir ;

Mais l'intérêt du prince est mon premier devoir.

De ce devoir sacré la juste violenceEloull'e dans mon cœur toute reconnaissance;

Et je sacrifierais à de si puissants nœudsAmi, femme, parents, et moi-môme avec eux.

EI.MIRE.

L’imposteur !

DORINE.

Comme il sait de traîtresse manièreSe faire un beau manteau de tout ce qu'on révère !

CRÉANTE.

Mais s'il est si parfait que vous le déclarez,

Ce zèle qui vous pousse et dont vous vous parez,D’où vient que, pour paraître, il s'avise d’attendreQu'à poursuivre sa femme il ait su vous surprendre,Et ipie vous ne songez à l’aller dénoncerQue lorsque son honneur l'oblige à vous chasser?