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Tome II.
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AMPHITRYON.

IA NUIT.

Nm) ; mais il faut sans cesseGarder le décorum de la divinité.

Il est de certains mots dont l'usage rabaisseCette sublime qualité.

Kl que, [mur leur indignité,

Il est bon qu'aux hommes ou laisse.

JlIiUCUIUi.

A votre aise vous eu parlez;

Kl vous avez, la belle, une chaise roulante

Oit, par deux bons chevaux, en dame nonchalante,

Vous vous laites trainer partout où vous voulez.

Mais de moi ce n'est pas de même :

Et 'je ne puis vouloir, dans mon destin fatal,

Aux poètes assez de malDe leur impertinence extrême,

D'avoir, par une injuste loiDont on veut maintenir l’usage ,

A chaque dieu, dans son emploi,

Donné quelque allure en partage,

Et de me laisser à pied, moi,

Comme un messager de village;

Moi qui suis, comme on sait, en terre et dans les cieux,Le fameux messager du souverain des dieux ;

Et qui, sans rien exagérer,

Par tous les emplois qu’il me donne ,

Aurais besoin, plus il ne personne,

D'avoir de quoi me voilurer.

[A NUIT.

Que voulez-vous faire à cela?

Les poètes font à leur guise.

Ce n'est pas la seule sotliseQu'on voit faire à ces messieurs-là.

.Mais contre eux toutefois votre âme à tort s’irrite,

Et vos ailes aux pieds sont un don do leurs soins.

heu ce K K.

Oui; mais, pour aller plus vite,

Est-ce qu'on s'en lasse moins?

L\ NUIT.

Laissons cela, seigneur Mercure,

Et sachons ce dont il s'agit.

MIÎliClTlE.

C’est Jupiter, comme je vous l’ai dil,

Qui de voire manteau veut la faveur obscure,

Pour cerlaine douce aventureQu’un nouvel amour lui fournit.

Ses pratiques, je crois, ne vous sont pas nouvelles .

Bien souvent pour la terre il néglige les cieux ;

El vous n'ignorez pas que ce maître des dieuxAime à s'humaniser pour des beautés mortelles,