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Tome II.
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PROLOGUE.

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Et sait ceni tours ingénieuxPour mettre à bout les plus cruelles.

.. Des yeux d'Alcmène il a senti les coups;

El tandis qu'au milieu des béotiques plainesAmphitryon, son époux,

Commande aux troupes thébaines,

Il en a pris la forme, et reçoit là-dessousUn soulagement à ses peines,

Dans la possession des plaisirs les plus doux,

Celât des mariés à scs feux est propice :

L'hymen ne les a joint que depuis quelques jours ;

El la jeune chaleur de leurs tendres amoursA fait que Jupiter à ce bel artifice' S'est avisé d'avoir recours.

Son stratagème ici se trouve salutaire :

Mais, près de maint objet chéri,

Pareil déguisement serait pour ne rien faire;

Et ce n'est pas partout un bon moyen de plaireQue la figure d’un mari.

LA NUIT.

J'admire Jupiter, et je ne comprends pasfous les déguisements qui lui viennent, en tète.

MIÏUCURE.

H veut goûter par là toutes sortes d'étals;

Et c’est agir en dieu qui n’est pas bête.

Dans quelque rang qu’il soit des mortels regardé,

Je le tiendrais fort misérableS'il ne quittait jamais sa mine redoutable,

Et qu’au faite des deux il fût toujours guindé.

Il n'est point à mon gré de plus sotte méthode.

Que d'être emprisonne toujours dans sa grandeur,

El surtout, aux transports de l’amoureuse ardeurLa haute qualité devient fort incommode.

Jupiter, qui sans doute en plaisirs se connaît, (

Sait descendre du haut de sa gloire, suprême ;

Et, pour entrer dans tout ce qu'il lui plaît,

Il sort tout à fait de lui-même,

Et ce n'est plus alors Jupiter qui paraît.

LA NUIT.

Passe encor de le voir, de ce sublime étage,

Dans celui des hommes venir,

Prendre tous les transports que leur cœur peut fournir,Et se faire à leur badinage,

Si, dans les •changements où son humeur l’engageA la nature humaine il s’en voulait tenir.

Mais de voir Jupiter taureau,

Serpent, cygne, ou quelque autre chose,

Je ne trouve point cela bran,

El ne m’étonne pas si parfois on en cause.