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Tome II.
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ACTE I, SCENE II.

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SOSIE.

N’importe. Je ne puis in'anéantir pour toi,

Et souffrir un discours si loin de l'apparence.

Être ce que je suis est-il en ta puissance?

Et puis-je cesser d’èire moi?

S'avisa-t-on jamais d’une chose pareille?

Et peut-on démentir cent indices pressants?

llévé-je? Est-ce que je sommeille?

Ai-je l'esprit troublé par des transports puissants?Ne sens-je pas bien que je veille?

Ne suis-je pas dans mon bon sens?

Mon maître Amphitryon ne m’a-t-il pas commisA venir en ces lieux vers Alcmène sa femme?

Ne lui dois-je pas faire, en lui vantant sa flamme,tin récit de ses faits contre nos ennemis?

Ne suis-je pas du port arrivé tout à l’heure?

Ne tiens-je pas une lanterne en main?

Ne te trouvé-je pas devant notre demeure?

Ne t'y parlé-je pas d'un esprit tout humain?

Ne te tiens-tu pas fort de ma poltronnerie,

Pour m'empécher d’entrer chez nous?

N'as-tu pas sur mou dos exercé la furie?

Ne m’as-lu pas roué de coups?

Ah! tout cela u'est que trop véritable;

Et, phU au ciel, le Ait-il moins !

Cesse donc d’insulter au sort d'un misérable;

Et laisse à mou devoir s’acquitter de ses soins.

M eu c DUE.

Arrête, ou sur ton dos le moindre pas attireUn assommant éclat de mon juste courroux.

Tout ce que lu viens de direEst à moi, hormis les coups.

SOSIE.

Ce malin, du vaisseau, plein de frayeur en l'Atne,Cette lanterne sait comme je suis parti.Amphitryon, du camp, vers Alcmène sa femmeM’a-t-il pas envoyé?

MERCURE.

Vous en avez menti.

C’est moi qu'Amphitryon députe vers AlcmèneEt qui du port l’ersique arrive de ce pas;

Moi, qui viens annoncer la valeur de son brasQui nous fait remporter une victoire pleine,

Et de nos ennemis a mis le chef à bas.

T. II.

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