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Tome II.
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98 AMPHITRYON.

C'est moi qui suis Sosie onlin , de certitude,

Fils de Dave, honnête berner;

Frère d’Arpage, mort en pays étranger;

Mari de Cléanthis la prude,

Omit me fait enrager;

Qui dans Tlièbe ai reçu mille coups d'étrivière,Sans en avoir jamais dit rien ;

Et jadis en public fus marqué par derrière,

Pour être trop homme de bien.

SOSIE, lias , iv part.

Il a raison. A moins d’être Sosie,

On 11e )ieut pas savoir tout ce qu’il dit ;

Et, dans letonnemenl dont mon âme est saisie,

Je commence, à mon tour, à le croire un petit.

En effet, maintenant qhe je le considère,

Je vois qu’il a de moi taille, mine, action.Faisons-lui quelque question,

Afin d’éclaircir ce mystère.

(Haut.)

Parmi tout le butin fait sur nos ennemis,Qu'est-ce qu'Amphitryon obtient pour son partage.MKllCMIK.

Cinq fort gros diamants en nœud proprement misDont leur chef se parait comme d’un rare ouvrage.SOSIE.

A qui destine-t-il un si riche présent?

MEItClIIE.

A sa femme ; et sur elle il le veut voir paraître.

SOSIE.

Mais où, pour l’apporter, est-il mis à présent.

me ncr UE.

Dans un coffret scellé des armes de mon maître.

SOSIE, à part.

Il ne ment pas d'un mot à chaque repartie;

Et de moi je commence à douter tout de lion.

Près de moi, par la force, il est déjà Sosie;tl pourrait bien encor l'être par la raison.

Pourtant, quand je me tilte et que je me rappelle,11 me semble que je suis moi.

Où puis-je rencontrer quelque clarté fidèle,

Pour démêler ce que je voi?

Ce que j'ai fait tout seul, et que n'a vu personne.A moins d'être moi-même, on 11c le peut savoir.