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Tome II.
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AMPHITRYON.

CLÉANTHIS.

Comment! de trop bien vivre on te voit me blAmerl

MERCURE.

La douceur d'une femme est tout ce qui me charme;Et ta vertu fait un vacarmeQui ne cesse de m’assommer.

CLÉANTHIS.

Il te faudrait des coeurs pleins de fausses tendresses,De ces femmes aux beaux et louables talents,

Qui savent accabler leurs maris de caresses,

Pour leur faire avaler l’usage des galants.

MERCURE.

Ma foi, veux-tu que je te dise ?

Un mal d’opinion ne touche que les sols;

Et je prendrais pour ma devise :

« Moins d’honneur, et plus de repos. »CLÉANTHIS.

Comment! tu souffrirais, sans nulle répugnance,

Que j’aimasse un galant avec toute licence?

MERCURE.

Oui, si je n’étais plus de tes cris rebattu,

Et qu’on te vit changer d’humeur et de méthode.J’aime mieux un vice commodeQu’une fatigante vertu.

Adieu, Cléanlhis, ma chère àme ;

Il me faut suivre Amphitryon.

CLÉANTHIS, seule.

Pourquoi, pour punir cet infâme,

Mon cœur n’a-t-il assez de résolution?

Ah ! que dans cette occasion,

J’enrage d’ôtre honnête femme!

ACTE SECOND.

SCENE PREMIÈRE.

AMPHITRYON, SOSIE.

AMPHITRYON.

Viens çà, bourreau, viens çà. Sais-tu, maître fripon,Qu’à te faire assommer ton discours peut suffire,

Et que, pour te traiter comme je le désire,

Mon courroux n’attend qu’un bâton?