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AMPHITRYON.
ALCMÈNE.
Assurément. Quelle est cette demande?
AMPHITRYON, à imrt.
Ali! c'est ici le coup le plus cruel de tous,
Et dont à s’assurer tremblait mon feu jaloux.
ALCMÈNE,
D'où vous vient, à ce mol, une rougeur si grande?Ai-je fait quelque mal de coucher avec vous?
AMPHITRYON.
Non, ce n’élait pas moi, pour ma douleur sensible ;Et qui dit qu’bier ici mes pas se sont portés,
Dit, de toutes les faussetés,
La fausseté la plus horrible.
ALCMÈNE.
Amphitryon !
AMPHITRYON.
Perfide!
ALCMÈNE.
Ah! quel emportement!AMPHITRYON.
Non, non, plus de douceur et plus de déférence:
Ce revers vient à bout de toute ma constance ;
Et mon cœur ne respire en ce fatal moment,
Et que fureur et que vengeance.
ALCMÈNE.
De qui donc vous venger? et quel manque de foiVous fait ici me traiter de coupable ?
AMPHITRYON.
Je ne sais pas ; mais ce n’était pas moi :
Et c’est un désespoir qui de tout rend capable.
ALCMÈNE.
Allez, indigne époux, le fait parle de soi,
Et l'imposture est effroyable.
C’est trop me pousser là-dessus,
Et d’inlidélité me voir trop condamnée.
Si vous cherchez, dans ces transports confus, .Un prétexte à briser les nœuds d'un hyménéeQui me tient à vous enchaînée,
Tous ces détours sont superflus ;
Et me voilà déterminée
A souffrir qu’en ce jour nos liens soient rompus.
AMPHITRYON.
Après l'indigne affront que l'on me fait connaître,C’est bien à quoi, sans doute, il faut vous préparer?