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ACTE II, SCÈNE III.
C’est le moins qu'on doit voir ; cl les choses peut-êtrePourront n’en pas là demeurer.
Le déshonneur est sûr, mon malheur m’est visible,
Et mon amour en vain voudrait me l’obscurcir;
Mais le détail encor ne m’en est pas sensible,
Et mon juste courroux prétend s’cn éclaircir.
Votre frère déjà peut hautement répondreQue, jusqu’à ce matin, je ne l’ai point quitté :
Je m’en vais le chercher, alin de vous confondreSur ce retour qui m’est faussement imputé.
Après, nous percerons jusqu’au fond d’un mystèreJusques à présent inouï;
Et, dans les mouvements d'une juste colère,
Malheur à qui m’aura trahi!
SOSIE.
Monsieur...
AMPIIITllYON.
Ne m'accompagne pas,
El demeure ici pour m'attendre.
CLÉVNTIIIS, il Alanine.
l’aut-il... ?
AI.C1IÈNE.
Je ne puis rien entendre ;
Laisse-moi seule, et ne suis point mes pas.
SCÈNE III.
' CLÉANTH1S, SOSIE.ci.ÉANTius, ii part.
Il faut que quelque chose ail brouillé sa cervelle ;
Mais le frère sur-le-champFinira cette querelle.
SOSIE, il part.
C’est ici pour mon maître un coup assez touchant ;
Et son aventure est cruelle.
Je crains fort pour mon fait quelque chose approchant,Et je m'en veux, tout doux, éclaircir avec elle.
CI.ÉANTHIS, il part.
Voyez s’il me viendra seulement aborder! •
Mais je veux m’empêcher de rien faire paraître,
SOSIE, ii part.
La chose quelquefois est fâcheuse à connaître,
Et je tremble à la demander.