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Tome II.
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AMPHITRYON.

Et que dcmandes-tu là-bas ?

amphitryon.

Moi, pcndard! ce que je. demande? *

MERCURE.

Que ne demandes-l 11 donc j>as ?

Parle, si lu veux qu’on l’entende.

AMPHITllYON.

Attends, traître! avec un bâtonJe vais là-haut me faire entendre,

Et de bonne façon t’apprendreA m'oser parler sur ce ton.

MERCURE.

Tout beau! si pour heurter tu fais la moindre instance,Je t’enverrai d'ici des messagers fâcheux.

AMPHITllYON.

O ciel! vit-on jamais une telle insolence?

La peut-on concevoir d’un serviteur, d'un gueux?mercure.

Eh bien! qu'est-ce? M'as-tu tout parcouru par ordre?M'as-tu de tes gros yeux assez considéré?

Comme il les écarquille, et paraît effaré!

Si des regards on pouvait mordre,

11 m'aurait déjà déclaré.

AMPHITllYON.

Moi-même je frémis de ce que tu t'apprêtesAvec ces impudents propos.

Que tu grossis pour toi d'effroyables tempêtes?

Quels orages de coups vont fondre sur ton dos !

MERCURE.

L'ami, si de ces lieux tu ne veiix disparaître,

Tu pourras y gagner quelque contusion.

AMPHITRYON.

Ah! tu sauras, maraud, à ta confusion,

Ce que c’est qu'un valet qui s'attaque à son inaitre.

MERCURE.

Toi, mon maître?

AMPHITRYON.

Oui, coquin! M’oses-tu méconnaître'?

MERCURE.

Je n on reconnais point d'autre qu’Amphitryon.

AMPHITRYON.

Et cet Amphitryon, qui, hors moi, le peut être?

MERCURE.

Amphitryon ?