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Tome II.
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ACTE III, SCÈNE VII.

Et ne te plais point tant à frapper dessus toi.

MERCURE.

Qui de l'appeler de ce nomA pu te donner la licence?

Ne t’en ai-je pas tait une'expres'se défense,

Sous peine d’essuyer mille coups de bâton ?

SOSIE.

C’est un nom ([ue tous deux nous pouvons à la foisPosséder sous un même maître,four Sosie en tous lieux on sait me reconnaître;

Je soutire bien que tu le sois,

Souffre aussi que je le puisse être.

Laissons aux deux AmphitryonsPaire éclater des jalousies ;

El, parmi leurs contentions,faisons en bonne paix vivre les deux Sosies.

MERCURE.

Non, c’est assez d’un seul; et je suis obstinéA ne point souffrir de partagé.

SOSIE. 1

Du pas devant sur moi tu prendras l'avantage;

•le serai le cadet., et tu seras l’aîné.

MERCURE.

Non! un frère incommode, et n'est pas de mon goût,

El je veux ê(rc fils unique.

SOSIE. '

O coeur barbare et tyrannique !

Souffre qu'au moins je sois ton ombre.

MERCURE.

Point du tout.

SOSIE.

Que d’un peu de pitié ton âme s’humanise !

En cette qualité souffre-moi près de loi :

•1 ( ' te serai partout une ombre si soumise,

Que tu seras content de moi.

MERCURE.

Point de quartier; immuable est la loi.

Si d’entrer là-dedans tu prends encore l'audace,Mille coups en seront le fruit.

SOSIE.

Las ! à quelle étrange disgrâce,

Pauvre Sosie, es-tu réduit !

MERCURE.

Quoi ! ta bouche se licencie