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Tome II.
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A.CTE I, SCÈNE V.

HARPAGON.

Si fait, si fait.'

ÉLISE.

l’ardon nez-moi.

HARPAGON.

Je vois bien que vous en avez ouï quelques mots. C’est5 ue je m’entretenais en moi-même (le la peine qu’il y a au-jourd'hui à trou ver de l’argent, et je disais qu'il est bienheureux qui peut avoir dix mille écus chez soi.

CRÉANTE.

Nous feignions à vous aborder, de peur de vous inter-rompre.

HARPAGON.

Je suis bien aise de vous dire cela, afin que vous n’alliezpas prendre les choses ( 1 e travers, et vous imaginer que jedise que c'est moi qui ai dix mille écus.

CLÉANTE.

Nous n’entrons point dans vos affaires.

HARPAGON.

Plftt à Dieu que je les eusse, dix mille écus 1

CLÉANTE.

Je ne crois pas...

HARPAGON.

Ce serait une bonne affaire pour moi.

ÉLISE.

Ce sont des choses.

HARPAGON.

J'en aurais bon besoin.

CLÉANTE.

Je pense que...

HARPAGON.

Cela m’accommoderait fort.

ÉLISE.

Vous êtes...

HARPAGON.

Et je ne me plaindrais pas, comme je fais, que le tempsest misérable.

CLÉANTE.

Mon Dieu! mon père, vous n'avez pas lieu de vous plain-dre, et l’on sait que. vous avez assez de bien.

HARPAGON.

Comment, j'ai assez de bien! Ceux qui le disent en 011t.inenti. Il 11’y arien (le plus faux; et ce sont des coquins quiont courir tous ces bruils-ià.

ÉLISE.

Ne vous mettez point en colère.