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ACTE II, SCÈNE I.
HARPAGON.
Fais, fais. Je m'en vais faire un pelit tour en ville, et jereviens tout à l’heure.
VALÈHE, adressant la parole à Élise , en s'en allant du côté par oii'elle est sortie.
Oui, l'argent est plus précieux que toules les choses dumonde, et vous devez rendre grâce au ciel de l'honnêtehomme de père qu’il vous a donné. Il sait ce que c’est que.de vivre. Lorsqu'on s’offre de prendre une tille sans dot, onne doit point regarder plus avant. Tout est renfermé là de-dans ; et sans dot tient lieu de beauté, de jeunesse, de nais-sance, d'honneur, de sagesse, et de probité.
HARPAGON.
Ah ! le brave garçon ! Voilà parlé comme un oracle. Heu-reux qui peut avoir un domestique de la sorte !
ACTE SECOND.
SCÈNE PREMIÈRE.
CLÉANTE, LA FLÈCHE.
CLÉANTE.
Ah ! traître que tu es ! oü t’es-tu donc allé fourrer? Ne t’a-vais-je pas donné ordre...?
IA FLÈCHE.
Oui, Monsieur; et je m'étais rendu ici pour vous attendrede pied ferme : mais monsieur votre père, le plus malgra-cieux des hommes, m’a chassé dehors malgré moi, et j'aicouru risque d'être battu.
CLÉANTE.
Comment va notre affaire? Les choses pressent plus quejamais ; et, depuis que je t'ai vu, j’ai découvert que mon pèreest mon rival.
LV FLÈCHE.
Votre père amoureux?
CLÉANTE.
Oui; et j’ai eu loutes les peines du monde à lui cacher letrouble où cette nouvelle m’a mis.
LA FLÈCHE.
Lui, se mêler d’aimer! De quoi diable s’avise-t-il? Se
lu
T. II.