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Tome II.
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ACTE II, SCÈNE VI.

FROSINE.

Il y a de certains services <jui touchent merveilleusement.

LA FLÈCHE.

Je suis voire valet; et lu ne connais pas encore le seigneurHarpagon. Ee seigneur Harpagon est de tous les humainsl'humain le moins humain, le mortel de Ions les mortels le(dus dur el le plus serré. ]] n'est point de service qui poussesa reconnaissance jusqu'à lui Caire ouvrir les mains. De lalouange, de l'esliine, de la bienveillance en paroles, et del’amitié, tant qu'il vous plaira; mais de l’argent, point d’af-faires. 11 n'esl rien de plus sec el de plus aride que ses bonnesgrâces et ses caresses; et donner est un mol pour qui il atant d'aversion, qu’il ne dit jamais, Je vous donne, maisJe vous prête le bonjour.

frosine.

Mon Dieu! je sais l’arl de Iraire les hommes ; j’ai le secretde m'ouvrir leur tendresse, de chatouiller leurs cœurs, detrouver les endroits par où ils sont sensibles.

IA FLÈCHE,

Bagatelles ici. Je le défie d'attendrir du coté de l'argentl’homme dont il est question. 11 est Turc là-dessus, maisd'une ' ; à désespérer tout le monde ; el l’on pourrait

crever, qu'il n’en branlerait.pas. En un mot, il aime l'argentplus que réputation, qn'bonneur, cl que vertu ; el la vue d'undemandeur lui donne des convulsions : c'est le frapper parson endroit mortel, c’est lui percer le cœur, c'est lui arra-cher les entrailles; et fi... Mais il revient : je me retire.

SCÈNE VI.

HARPAGON, FROSINE.

iiarfuion, bas.

Tout, va comme il faut. (Haut.) Eh bien! qu’est-ce, Frosine V

FllOSINF..

Ah! mon Dieu, que vous vous portez bien, cl que vousavez là un vrai visage de santé!

iivrpvoon.

Qui? moi?

FROSINE.

Jamais je ne vous vis un teint si frais et si gaillard

II'IIPAGON.

Tout de bon?