Band 
Tome II.
Seite
184
JPEG-Download
 

184

L’AVARE.

FR0SINF,, seule.

Que la fièvre te serre, chien de vilain, à Ions les diables !Le ladre a été ferme à toutes mes attaques ; mais il ne mefaut pas pourtant quitter la négociation ; et j'ai l’autre côté,en tout cas, d'où je suis assurée de tirer bonne récompense.

ACTE TROISIÈME.

SCÈNE PREMIÈRE.

HARPAGON, CRÉANTE,ÉLISE, VALÈRE, DAME CLAUDE,tenant un balai ; MAITRE JACQUES, LA MERLUCHE,BIUNDAYOINE.

HARPAGON.

Allons, venez çà tous, que je vous distribue mes ordrespour tantôt et règle à chacun son emploi. Approchez, darneClaude; commençons par vous. Bon, vous voilà les armes àla main. Je vous commets au soin de nettoyer partout; etsurtout prenez garde de ne point frotter les meubles tropfort, de peur de les user. Outre cela, je vous constitue, pen-dant le souper, au gouvernement des bouteilles; et s'il s’enécarte quelqu’une, et qu’il se casse quelque chose, je m’enprendrai à vous et le rabattrai sur vos gages.

MAÎTRE JACQUES , il part.

Châtiment politique.

HARPAGON, h dame Claude.

Allez.

SCÈNE II.

HARPAGON, CLÉANTE, ÉLISE, VALÈRE, MAITREJACQUES, IÎRINDAV01NE, LA MERLUCHE.

HARPAGON.

Vous, Brindavoine, et vous, la Merluche, je vous établisdans la charge de rincer les verres et de donner à boire, maisseulement lorsque l’on aura soif, et non pas selon la coutumede certains impertinents de laquais, qui viennent provoquerles gens, et les faire aviser de boire lorsqu’on n'y songe pas.Attendez ([u’on vous en demande plus d’une fois, et vousressouvenez de porter toujours beaucoup d’eau.