193
ACTE III, SCÈNE VIII.
VAI.ÈRF..
Et moi je no prends point de goût à votre raillerie. (Donnantdus coups de laiton à maître Jacques.) Apprenez que VOUS êtes uilmauvais railleur.
MAÎTRE JACQUES, seul.
Peste soit la sincérité ! c'est un mauvais métier : désormaisj'y renonce, et je ne veux plus dire vrai. Passe encore pourmon maître, il a quelque droit de me battre; mais, pour cemonsieur l'intendant, je m’en vengerai si je puis. ,
SCÈNE VII.
MARIANE, FROSINE, MAITRE JACQUES.
frosine.
Savez-vous, maître Jacques, si votre maître est au logis?
MAÎTRE JACQUES.
Oui vraiment, il y est; je ne le sais que trop.
FROSINE.
Ilites-lui, je vous prie, que nous sommes ici.
MAÎTRE JACQUES.
Ali ! nous voilà pas mal !
SCÈNE VIII.
MAR1ANE, FROSINE.
MARIANE.
Ah ! que je suis, Frosine, dans un étrange état ! et, s’il fautdire ce que je sens, que j’appréhende celle vue!
FROSINE.
Mais pourquoi, et quelle est votre inquiétude?
MARIANE.
Ilélas ! me le demandez-vous ? et ne vous figurez-vous pointles alarmes d’une personne toute prête à voir le supplice oùl’on veut l'attacher?
FROSINE.
Je vois bien que, pour mourir agréablement, Harpagonn’est pas le supplice que vous voudriez embrasser ; et je con-nais, à votre mine, que le jeune blondin dont vous m’avezparlé vous revient un peu dans l’esprit.
MARIANE.
Oui. C’est une chose, Frosine, dont je ne veux pas me dé-fendre; et les visites respectueuses qu'il a rendues chez nousont fait, je vous l'avoue, quelque effet dans mon àme