198
L’AVARE.
afin d’en revenir plus tôt et d'avoir tout le temps ensuite denous entretenir.
HARPAGON', «à Brindavoine.
Qu’on mette donc les chevaux au carrosse.
SCÈNE XII.
HARPAGON, MARIANE, ÉLISE, CLÉ ANTE, VALÈRE,FROSINE.
HARPAGON, à Mariane.
Je vous prie de m'excuser, ma belle, si je n’ai pas songé àvous donner un peu de collation avant que de partir.CURANTE.
J’y ai pourvu, mon père, et j'ai fait apporter ici quelquesbassins d’oranges de la Chine, de citrons doux, et de confi-tures, que j'ai envoyé quérir de votre part.
HARPAGON, luis, à Valero.
Valère I
VALÈRE, à Harpagon,
Il a perdu le sens.
CLÉANTE.
Est-ce que vous trouvez, mon père, que ce ne soit pas as-sez? Madame aura la bonté d’excuser cela, s’il lui plaît.
MARIANE.
C’est une chose qui n’était pas nécessaire.
C.I.ÉANTE.
Avez-vous jamais vu, Madame, un diamant plus vif quecelui que vous voyez que mon père a au doigt ?
M ARIANE.
Il est vrai qu’il brille beaucoup.
CLÉANTE, ôtant du doigt de son père le diamant, et le donnant àMariane.
tl faut que vous le voyiez de près.
MAHIVNE.
Il est fort beau sans doute, et jette quantité de feux.
CLÉANTE, se mettant au-devant de Mariane qui veut rendre le dia-mant.
Non, Madame, il est en de trop belles mains. C’est unprésent que mon pore vous a fait.
HARPAGON.
Moi!
CLÉANTE.
N’est-il pas vrai, mon père, que vous voulez que Madamele garde pour l’amour de vous ?