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Tome II.
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L’AVAKE.

mosiNE.

Laissez-moi faire. Je viens de me ressouvenir d’une de mesamies qui sera notre fait.

CLÉANTE.

Sois assurée, Frosinc, de ma reconnaissance, si tu viens àbout de la chose. Mais, charmante Mariane, commençons, jevous prie, par gagner votre mère ; c’est toujours beaucoupfaire que de rompre ce mariage. Faites-y de votre part, jevous en conjure, tous les efforts qu'il vous sera possible. Ser-Vcz-vous de tout le pouvoir que vous donne sur elle cetteamitié qu’elle a pour vous. Déployez sans réserve les grâceséloquentes, les charmes tout-puissants que le 'ciel a placésdans vos yeux et dans votre bouche; et n’oubliez rien, s’ilvous plaît, de ces tendres paroles, de ces douces prières etde ces caresses louchantes à qui je suis persuadé qu'onne saurait rien refuser.

MARIANE.

J'y ferai tout ce que je puis, et n'oublierai aucune chose.

SCÈNE II.

HARPAGON, CLÉANTE, MARIANE, ÉLISE, FROSINIi.

HARPAGON, il part, sans être aperçu.

Ouais ! mon fils baise la main de sa prétendue belle-mère ;et sa prétendue belle-mère ne s’en défend pas fort ! Y aurait-il quelque mystère là-dessous?

ÉLISE.

Voilà mon père.

HARPAGON.

Le carrosse est tout prêt ; vous pouvez partir quand il vousplaira.

CLÉANTE.

Puisque vous n’y allez pas, mon père, je m’en vais les con-duire.

HARPAGON.

Non : demeurez. Elles iront bien toutes seules, et j’ai besoinde vous.

SCÈNE III.

HARPAGON, CLÉANTE.

HARPAGON.

Ohçà, intérêt de belle-mère à part, que te semble, à toi,de cette personne?