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Tome II.
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21S

L’AYAIÎE.

HARPAGON.

Il n’y a point de doute; c’est elle assurément. Ecrivez.Monsieur, écrivez sa déposition. Ciel ! à qui désormais sefier! 11 11e faut plus jurer de rien ; et je. crois, apres cela,que je suis homme à me voler moi-même.

MAÎTHl: JACQUES, à Harpagon.

Monsieur, le voici qui revient. Ne lui allez pas dire, aumoins, que c’est moi qui vous ai découvert cela.

SCÈNE III.

HARPAGON, un commissaire, VA 1 .KRK, MAITRE

JACQUES.

HARPAGON.

Approche, viens confesser l’action la i>lus noire, l’atlenlatle plus horrible qui jamais ait été commis.

VAI.Èlllî.

Que voulez-vous, Monsieur?

HARPAGON.

Comment, traître, tu 11e rougis pas de ton crime?

VAI.ÈRE.

De quel crime voulez-vous donc parler?

HARPAGON.

De quel crime je veux parler, infâme? comme si tu ne sa-vais pas ce que je veux dire! C’est en vain que tu prétendraisde le déguiser ; l’allaire est découverte, et l’on vient de m’ap-prendre tout. Comment abuser ainsi de ma bonté, et s’intro-duire exprès chez moi pour me trahir, pour me jouer untour de celte nature?

VALÈlilî.

Monsieur, puisqu’on vous a découvert tout, je ne veuxpoint de détours, et vous nier la chose.

MAÎTRE JACQUES, à part.

Oh! oh! aurais-je deviné sans y penser?

VAI.ÈRE.

C’était mon dessein de vous en parler, et je voulais atten-dre, pour cela, des conjonctures favorables; mais puisqu'ilest ainsi, je vous conjure de 11e vous point ficher, et de vou-loir entendre mes raisons.

HARPAGON.

Et quelles belles raisons peux-tu me donner, voleur infime?

VAI.ÈRE.

Ali ! Monsieur, je li ai pas mérité ces 1101ns. U est vrai que