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Tome II.
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GEORGE DANDIN.

saire de me faire tant de leçons, et de vous tant scandaliser.Qui vous dit <iue je songe à vous aimer?

ANGÉLIQUE.

Que sais-je, moi, ce qu’on me vient conter ici ?

CUTANM1E.

On dira ce que l'on voudra ; mais vous savez si je vous aiparlé d’amour lorsque je vous ai rencontrée.

ANGÉLIQUE.

Vous n'aviez qu'à le faire, vous auriez été bien venu !

CLITANMtE.

Je vous assure qu’avec moi vous n’avez rien à craindre,que je ne suis point homme à donner du chagrin aux belles ;et que je vous respecte trop, et vous, et messieurs vosparents, pour avoir la pensée d’être amoureux de vous.

MADAME DE SOTENVILLE, à George Ilandin.

Eh bien! vous le voyez.

MONSIEUR DE SOTENVILLE.

Vous voilà satisfait, mon gendre. Que dites-vous à cela?

GEORGE DANDIN.

Je dis que ce sont là des contes à dormir debout; que jesais bien ce que je sais, et que tantôt, puisqu’il faut parlernet, elle a reçu une ambassade de sa part.

ANGÉLIQUE.

Moi, j'ai reçu une ambassade?

clitandhe.

J'ai envoyé une ambassade?

angélique.

Claudine.

CLITANDRE, à Claudine.

Est-il vrai?

CLAUDINE.

Par ma foi, voilà une étrange fausseté !

GEORGE DANDIN.

Taisez-vous, carogne que vous êtes. Je sais de vos nou-velles, et c'est vous qui tantôt avez introduit le courrier.

CLAUDINE.

Qui? moi?

CEORCE DANDIN.

Oui, vous. Ne faites point tant la sucrée.

CLAUDINE.

Hélas ! que tout le monde aujourd’hui est rempli de mé-chanceté, de m’aller soupçonner ainsi, moi qui suis l'inno-cence même.