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Tome II.
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ACTE I, SCÈNE VII.

CEOItGK DANDIN.

Taisez-vous, bonne pièce(1). Vous faites la sournoise, maisje vous connais il y a longtemps, et vous êtes une dessalée (2).

CLAUDINE, il Angélique.

Madame, est-ce que...

O.EOIICE DANDIN.

Taisez-vous, vous dis-je ; vous pourriez bien porter la folleenchère de tous les autres, et vous n’avez point de pèregentilhomme.

ANCÉLIQUE.

C’est une imposture si grande, et qui me touche si fort aucœur, que je ne puis pas même avoir la force d'y répondre.Cela est bien horrible d'être accusée par un mari, lorsqu’onne lui fait rien qui ne soit à faire ! Ilélas ! si je suis blâmableen quelque chose, c’est d’en user trop bien avec lui.

CLAUDINE.

Assurément.

ANGÉLIQUE.

Tout mon malheur est de le trop considérer ; et plût an cielque je fusse capable de souffrir, comme il dit, les galanteriesîle quelqu’un ! je ne serais pas tant à plaindre. Adieu ; je merelire, et je ne puis plus endurer qu’on m’outrage de cettesorte.

SCÈNE VIL

MONSIEUR ET MADAME DE SOTENVILLE, CL1TANDRE,GEORGE DANDIN, CLAUDINE.

MADAME DE SOTENVILLE, à George Dumlin.

Allez, vous ne méritez pas l’honnête femme qu’on vous adonnée.

CLAUDINE.

Par ma foi ! il mériterait qu'elle lui fit dire vrai ; et, sij’étais en sa place, je n’y marchanderais pas. (a ciitandrc.)Oui, Monsieur, vous devez, pour le punir, faire l'amourà ma maîtresse. Poussez, c’est moi qui vous le dis : ce serafort bien employé et je m'offre à vous y servir, puisqu’il m’ena déjà taxée. ( Claudine sort.)

(II Pur Ironie, une bonne pièce, c'est-à-dire une pièce de monnaie fatuse ; etnu figuré, une médiantc personne.

(S) Vieux mot quo l'Académie n’a pas accueilli dons son dictionnaire, maisqni est encore on usage parmi lo pouplo. 11 Tout dire fin, rasé, adroit, égrillard.(Voyez lllCllïïLET.)