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Tome II.
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GEORGE DANDIN.

I.UBIN.

Adieu, rocher, caillou, pierre de taille, et tout ce qu’il y ade plus dur au monde.

CLAUDINE , seule.

Je vais remettre auxinains de ma maîtresse... Mais la voiciavecsonmari : éloignons-nous, et attendons qu’elle soit seule.

SCÈNE IL

GEORGE D ANDIN, ANGÉLIQUE.

GEORGE DANDIN.

Non, non; on ne m’abuse pas avec tant de facilité, et je nesuis que trop certain que le rapport que l’on m’a fait est vé-ritable. J’ai de meilleurs yeux qu’on ne pense, et votre gali-matias ne m’a point tantôt ébloui.

SCÈNE III.

» CLITANDRE, ANGÉLIQUE, GEORGE DANDIN.

CLLTANDRE, à part, dans le fond du théûtrc.

Ah! la voilà; mais le mari est avec elle.

GEORGE DANDIN, sans voir Ciitandre.

Au travers de toutes vos grimaces j’ai vu la vérité de ceque l’on m’a dit, et le peu de respect que vous avez pour lenaeud qui nous joint, (ciitandre et Angélique sc saluent.) MonDieu ! laissez là votre révérence ; ce n’est pas de ces sortes derespects dont je vous parle, et vous n’avez que faire de vousmoquer.

ANGÉLIQUE.

Moi, me moquer! en aucune façon.

GEOI1GE DANDIN.

Je sais votre pensée, et connais... (ciitandre et Angélique scsaluent encore.) Encore! Ah! ne raillons point davantage. Jen’ignore pas qu’à cause de votre noblesse vous me tenez fortau-dessous de vous, et le respectque je vous veux dire neregarde point ma personne ; j’entends parler de celui quevous devez à des nœuds aussi vénérables que le sont ceuxdu mariage... (Angélique fait signe A Ciitandre.) Il nefaut pointlever les épaules, et je ne dis point de sottises,

ANGÉLIQUE.

Qui songe à lever les épaules?