Band 
Tome II.
Seite
249
JPEG-Download
 

ACTE II, SCENE I.

249

CLAUDINE.

Ah! doucement. Je n’aime point les patineurs.

LUBIN.

Eli ! un petit brin d’amitié.

CLAUDINE.

Laisse-moi là, te dis-je; je n’entends pas raillerie.

LUBIN.

Claudine.

liai!

CLAUDINE, repoussant Liibin.

LUBIN.

Ali! que tu es rude à pauvres gens! Fi! que cela est mal-honnête de refuser les personnes! N’as-tu point de honted'être belle, et de ne vouloir pas qu’on te caresse? Eh! là!

CLAUDINE.

Je te donnerai sur le nez.

LUBIN.

Oh ! la farouche ! la sauvage ! Fi ! pouas ! la vilaine, qui estcruelle !

CLAUDINE. i

Tu t’émancipes trop.

LUBIN.

Qu’cst-ce que cela le coûterait de me laisser un peu faire?

CLAUDINE.

U faut que tu te donnes patience.

LUBIN.

Un petit baiser seulement, en rabattant sur notre mariage.

CLAUDINE.

Je suis votre servante.

LUBIN.

Claudine, je t’en prie, sur l’ct-lant-moins (1).

CLAUDINE.

Eh ! que nenni ! J'y ai déjà été attrapée. Adieu. Va-t'en, etdis à monsieur le vicomte que j’aurai soin de rendre son billet.

LUBIN.

Adieu, beauté rudanière (2).

CLAUDINE.

Le mot est amoureux.

(1) Cûtte expression , peu comme, est empruntée de la pratique, et signifie endéduction : Jo tous donnerai cela sur et-tant-moins do ce que je tous dois, (ü.)

(2) Rudanière, dans le stylo populaire, signifie une personne d'une lmmeurfarouche, sévère, brusque.