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GEORGE DANDIN.
MADAME DE SOTENVILLE.
Sans doute, mon gendre; et vous devez maintenant êtrele plus content des hommes.
CLAUDINE. X
Assurément, Voilà une femme, celle-là! Vous êtes tropheureux de l'avoir, et vous devriez baiser les pas où ellepasse.
CEOnCE DANDIN, à part.
Euh, traîtresse! ,
MONSIEUR DE SOTENVILI.E.
Qu'cst-ce, mon gendre? Que ne remerciez-vous un peuvotre femme de l'amitié que vous voyez qu'elle montre pourvous ?
ANGÉLIQUE.
Non, non, mon père, il n’est pas nécessaire. 11 ne m'a au-cune obligation de ce qu’il vient de voir ; et tout ce quej'en fais n’est que pour l’amour de moi-même.
MONSIEUR DE SOTENVII.LE.
Où allez-vous, ma fille?
ANGÉLIQUE.
Je me retire, mon père, pour ne me voir point obligée derecevoir ses compliments.
CLAUDINE, îi George Dandin.
Elle a raison d’être en colère. C’est une femme qui mérited'être adorée ; et vous 11 e la traitez pas comme vous devriez.
GEOllCE DANDIN.
Scélérate !
SCÈNE XII.
Monsieur et madame DE SOTENVILEE,GEORGE DANDIN.
MONSIEUR I)E SOTENVILLE.
C’est un petit ressentiment de l'affaire de tantôt, et cela sepassera avec un peu de caresse que vous lui ferez. Adieu,mnn gendre ; vous voilà en état de ne vous plus inquiéter.Allez-vous-en faire la paix ensemble, et tâchez de l’apaiserpar des excuses de votre emportement.
MADAME DE SOTENVILLE.
Vous devez considérer que c’est une fille élevée à lavertu, et qui n'est point accoutumée à se voir soupçonnéed'aucune vilaine action. Adieu. Je suis ravie de voir vos dé-sordres finis, et des transports de joie que vous doit donnersa conduite.
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