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GEORGE DANDIN.
ANGÉLIQUE.
Oui, je confesse que j'ai tort, et que vous avez sujet devous plaindre. Mais je vous demande par grâce de ne m’ex-poser point maintenant à la mauvaise iiumeurde lues parents,et de me faire promptement ouvrir.
croîtra! dandin.
Je vous baise les mains.
ANGÉLIQUE.
Eli! mon pauvre petit mari, je vous en conjure!
GEORGE DANDIN.
Ab! mon pauvre jietit mari ! Je suis votre petit mari main-tenant, parce que vous vous sentez prise. Je suis bien aisede cela ; et vous ne vous étiez jamais avisée de me dire cesdouceurs.
ANCÉLIQUE.
Tenez, je vous promets de ne vous plus donner aucun su-jet de déplaisir, et de me...
GEORGE DANDIN.
Tout cela n’est rien. Je ne veux point perdre cette aven-ture; et il m'importe qu’on soit une fois éclairci à fond devos déportements.
ANGÉLIQUE.
De grâce, laissez-moi vous dire. Je vous demande un mo-ment d'audience.
CEORGE DANDIN.
Eh bien! quoi?
ANGÉLIQUE.
Il est vrai que j’ai failli, je vous l'avoue encore une fois,<[ue votre ressentiment est juste, que j’ai pris le temps desortir pendant que vous dormiez et que cette sortie est unrendez-vous que j’avais donné àla personne que vous dites.Mais enfin ce, sont des actions que vous devez pardonner àmon âge, des emportements de jeune personne qui n’a en-core rien vu, et ne fait que d’entrer au monde; des libertésou l’on s'abandonne sans y penser de mal, et qui sans doule,dans le fond, n’ont rien de...
GEORGE DANDIN.
Oui : vous le dites, et ce sont des choses qui ont besoinqu’on les croie pieusement.
ANGÉLIQUE.
Je ne veux point m’excuser, par là, d’être coupable en-vers vous; et je vous prie seulement d'oublier une offensedont je vous demande pardon de tout mon cœur, et de m'é-pargner, en cette rencontre, le déplaisir que me pourraient