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Tome II.
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ACTE III, SCENE VIII.

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causer les reproches fâcheux, de mou père el de ma mère. Sivous m'accorde?, généreusement la grâce que je vous de-mande, ce procédé obligeant, cet te boulé que vous me ferezvoir, me gagnera entièrement ; elle louchera tout à fait moncœur, et y fera naître pour vous ce que tout le pouvoir demes parents el les liens du mariage n'avaient pu y jeter. Enun mol, elle sera cause que je renoncerai à toutes les galan-teries, el n’aurai de rattachement que pour vous. Oui, jevous donne ma parole que vous m’allez voir désormais lameilleure femme du monde, elqueje vous témoignerai tantd’amitié, tant d’amitié, que vous en serez satisfait.

GEORGE DANIUN.

Ah! crocodile, qui flatte des gens pour les étrangler!

ANGÉLIQUE.

Accordez-inoi cette faveur.

GEORGE I)ANDIN.

Point d'affaires. Je suis inexorable.

ANGÉLIQUE.

Montrez-vous généreux.

GEOKCE DANIUN.

Non.

ANGÉLIQUE.

De grâce.

GEOIIGE DANDIN.

Point.

ANGÉLIQUE.

Je vous en conjure de tout mon cœur.

GEOIIGE HANDIN.

Non, non, non. Je veux qu’on soit détrompé de vous, et(pie votre confusion éclate.

ANGÉLIQUE.

Eh bien ! si vous me réduisez au désespoir, je vous avertisqu'une femme, en cet état, est capable de tout, et que je fe-rai quelque chose ici dont vous vous repentirez.

GEORGE DANIUN.

lié! que ferez-vous s’il vous plaît?

ANGÉLIQUE.

Mon cœur sc portera jusqu'aux extrêmes résolutions; etde ce couteau que voici, je me tuerai sur la place.

GEORGE DANIUN.

Ali! ah! A la bonne heure.

ANGÉLIQUE.

Pas tant â la bonne heure pour vous que vous vous ima-ginez. On sait de tous côtés nos différends el les chagrins