280
M. DE POURCEAUGNAO.
Et, pour vaincre toute chose,
Il no faut que a’almor bioti.
TOUS TROIS ENSEMBLE.
Aimons-nous donc d'uno ardour étemelle,
Les rigueurs des parents, la contrainte cruelle,
L’absence, les travaux, la fortuno rebelle,
2vo font quo redoubler une amitié fidèlo.
Aimons-nous donc d’une ardeur éternelle :
Quand doux cœurs s’aiment bien,
Tout le reste n’est rien.
PREMIÈRE ENTRÉE DE BALLET.
( Danse tic deux maîtres h. danser.)
DEUXIÈME ENTRÉE DE BALLET.
( Danse tic deux pages.)
TROISIÈME ENTRÉE DE BALLET.
(Quatre curieux de spectacles, qui ont pris querelle pendant ludanse des deux pages, dansent en se battant l’épée à la main.)QUATRIÈME ENTRÉE DE BALLET.
(Deux Suisses séparent les quatre combattants, c.t, après les avoirmis d’accord, dansent avec eux.)
SCÈNE III.
JULIE, ÉRASTE, NÉRINE.
JULIE.
Mon Dieu ! Éraste, gardons d'étre surpris. Je tremble qu'onne nous voie ensemble; et tout serait perdu, après la défenseque l'on m’a faite.
É1USTE.
Je regarde de tous côtés, et je n'aperçois rien.
JULIE, ft Nérine.
Aie aussi l'oeil au guet, Nérine ; et prends bien garde qu'ilne vienne personne.
NÉRINE, se retirant dans le fond du théiltre.
Reposez-vous sur moi, et dites hardiment ce que vousavez à vous dire.
JULIE.
Avez-vous imaginé pour notreaffaire quelque chose de fa-vorable? et croyez-vous, lirasto, pouvoir venir à bout de dé-tourner ce fielleux mariage que mon père s’est mis en tète?
ERASTE.
Aumoinsy travaillons-nous fortement; et déjà nous avons